National Sections of the L5I:

Défendons nos luttes, préparons notre pouvoir

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Toute lutte sérieuse de la classe ouvrière, toute lutte des exploités et des opprimés a besoin d’auto-défense. Les grévistes savent que seul un piquet de grève déterminé et de masse empêchera la police de faire entrer les briseurs de grève permettant au patron de continuer ses affaires. Dans beaucoup de pays, les patrons ont recours au meurtre des syndicalistes. En Amérique Latine, les travailleurs ruraux sans terre sont confrontés aux hommes armés de grands propriétaires de l’agroalimentaire impérialiste.

L’autodéfense n’est pas un crime. Nous devons organiser l’autodéfense dans chaque lutte, chaque fois que le droit de se rassembler, de monter un piquet ou de manifester est menacé par l’Etat ou par les patrons, ou chaque fois que les minorités ou les communautés sont attaquées.

Dans chaque grève, nous nous battons pour un service d’ordre des piquets ; à chaque action antifasciste, nous luttons pour une coordination du service d’ordre ; à chaque confrontation avec les fascistes nous luttons pour une milice populaire antifasciste. Ce sont les premiers pas vers la formation d’une milice ouvrière et populaire, une organisation essentielle pour la défense de notre classe aujourd’hui, et pour son offensive révolutionnaire demain.

Il faut des forces de masse. Pour cela, nous luttons pour que les organisations de masse des travailleurs, les syndicats et les partis ouvriers créent des forces organisées. Quand les libertés démocratiques le permettent, nous devons organiser les milices publiquement, rassemblant les jeunes, les chômeurs et les femmes, tous les éléments les plus courageux et déterminés de la classe ouvrière. Il faut un entraînement systématique, alors que les méthodes clandestines doivent être limitées aux aspects techniques essentiels.

Chaque pas vers les milices ouvrières et populaires aide les couches militantes de la classe ouvrière à se renforcer dans la lutte. Ses victoires donnent confiance aux secteurs des travailleurs non encore impliqués dans la lutte, sèment la confusion et le doute dans les esprits de l’ennemi, aident à briser l’unité et la cohésion de la police et des forces militaires ainsi que des bandes fascistes et montrent la voie pour le renversement de l’Etat.