National Sections of the L5I:

Transformer les syndicats

Printer-friendly versionPDF version

Pour renforcer les syndicats comme outils de lutte et pour briser l’emprise de la bureaucratie syndicale conservatrice, nous luttons pour la création de mouvements d’opposition de la base au sein des syndicats et intersyndicaux, engagés à :
• L’élection et la révocabilité de tous les dirigeants
• Le salaire des permanents égal au salaire moyen des adhérents
• Toutes les grèves et les piquets sous le contrôle de comités d’action de la base
• L’action militante et non la collaboration avec la bourgeoisie

Toutes les grèves doivent être sous le contrôle de délégués des travailleurs en grève.

Un syndicat par entreprise, un syndicat par branche : nous soutenons l’unité syndicale sur la base de la démocratie et de la lutte de classe.

Nous soutenons la syndicalisation à 100 % et le droit des syndicats à imposer l’appartenance au syndicat comme condition pour l’embauche dans chaque entreprise.

Nous luttons pour l’indépendance complète des syndicats par rapport à l’Etat capitaliste, la fin des restrictions à l’activité syndicale et l’abolition de toutes les lois qui limitent et sanctionnent les luttes et les grèves.

Nous luttons pour des comités d’usine et d’entreprise pour imposer le droit des travailleurs à contrôler la production. Nous travaillons pour la création de comités de ville et interprofessionnels de représentants de chaque usine pour rompre les divisions et en finir avec le pouvoir de la bureaucratie d’isoler et freiner les luttes.

Tout en cherchant toujours à créer des réseaux d’action directe de la base, les travailleurs militants doivent résister à la tentation d’ignorer complètement la bureaucratie. Même si cela peut sembler à premier abord une solution radicale, en fait cela n’exige pas que les bureaucrates rompent avec les capitalistes et aident la lutte des travailleurs. Cela laisse donc la bureaucratie en place, sans utiliser la possibilité de démasquer leurs vraies trahisons aux yeux des travailleurs qui n’ont pas encore compris leur rôle réactionnaire.

Sans oublier nullement la responsabilité principale des militants d’organiser l’action directe par en bas, sans avoir aucune confiance en les dirigeants ni aucune illusion dans leur volonté de lutter ou dans leurs engagements à la cause des travailleurs, nous exigeons que tous les dirigeants syndicaux rompent avec les capitalistes et mettent fin à leur politique de collaboration de classe. Nous demandons qu’ils abandonnent les comités paritaires avec les patrons, leurs mandats au sein de l’Etat au niveau local et national et qu’ils rejoignent la lutte dans la rue et les piquets de grève. Nous insistons pour qu’ils utilisent les ressources financières des syndicats non pour subventionner des hommes politiques bourgeois mais pour soutenir les grévistes et leurs familles, dans des caisses de défense des militants licenciés, dans des campagnes pour syndiquer les travailleurs non organisés.

Nous défendons le droit de ceux qui sont socialement opprimés (femmes, jeunes, minorités nationales et sexuelles) à former des comités non-mixtes au sein des syndicats.

Même si nous préconisons quand c’est possible une lutte à l’intérieur du syndicat pour défier et rompre l’emprise des bureaucrates réformistes, nous n’hésitons pas à rompre avec l’appareil des syndicats officiels pour former un nouveau syndicat là où la lutte l’exige.

Les syndicats sont des fronts uniques de la lutte de classe. Il faut que tous les travailleurs de l’entreprise ou de la branche puissent adhérer, sans aucune restriction fondée sur l’affiliation politique.

Toutefois, le mot d’ordre de « neutralité politique» des syndicats est un mensonge contre les travailleurs, il ne peut pas y avoir de neutralité dans la lutte de classe. Quand on emploie ce mot d’ordre, il ne peut qu’aider les capitalistes et le monopole politique de la bureaucratie au sein du syndicat. Nous luttons afin que les syndicats soutiennent la politique des travailleurs révolutionnaires et aident à la lutte contre le système de l’esclavage salarial.

L’issue de cette lutte dépend de la force et du succès des fractions d’un parti révolutionnaire et de ses sympathisants dans les syndicats. Nous demandons donc pour les révolutionnaires le droit de former sans restriction des fractions politiques dans les syndicats, contre toute censure et restriction à l’activité révolutionnaire et pour une direction révolutionnaire des syndicats.